Éducateur
spécialisé
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ES
L'éducateur spécialisé est impliqué dans une relation socio-éducative de proximité inscrite dans une temporalité. Il aide et accompagne des personnes en difficulté dans le maintien et le développement de leurs capacités de socialisation, d'autonomie, d'intégration et en favorisant l’insertion en milieu ordinaire quand cela est possible et cohérent avec le projet personnalisé de la personne.
Je m’appelle Aurélie Danneville. Je suis éducatrice spécialisée, diplômée depuis 1 an, sur la section des ados et jeunes adultes de l’IME Le Roc. Je travaille également sur le dispositif de la classe externalisée au collège Camille Claudel de Civray.
A l’IME, j’accompagne les jeunes, avec 2 collègues dans leurs projets professionnels. Nous cherchons à découvrir ce qu’ils souhaitent faire plus tard, nous allons découvrir les entreprises du tissu local, nous définissons avec eux leurs choix d’avenir, dans le milieu protégé mais également dans le milieu ordinaire.
Grâce à l’atelier prépa stage, ils s’investissent dans la confection de CV, lettre de motivation, ils se présentent lors de jobdating. Ils cherchent et effectuent des stages au sein de l’IME mais également à l’extérieur. J’anime également des ateliers de prévention où nous abordons des thématiques qui les interrogent : la vie affective et sexuelle, leur rapport aux écrans et aux réseaux sociaux, la santé, apprendre à porter secours.
La recherche de partenaires divers leur permet de pouvoir passer le PSC1 prochainement, ils apprennent à identifier des professionnels pouvant répondre à leurs besoins (médecin de la PMI, e-enfance.org…).
Ils apprennent à gagner en autonomie par le biais du passage des ASSR, se déplacer en toute sécurité, affirmer une envie, un choix.
J’accompagne au mieux les jeunes dans l’autodétermination, faire leurs choix dans tous les domaines de leur vie. Au collège, en plus d’être un soutien à l’enseignante dans les activités scolaires, je les guide dans leurs relations avec les autres élèves. Ils apprennent la vie de collégien, à suivre des règles différentes, à gérer des situations de tensions, à entrer en relation et à développer leur autonomie. Grâce à leur motivation, certains jeunes peuvent participer à différentes activités proposées par le collège, des animations de prévention sur la vie affective, des ateliers sur le respect et la mixité, des inclusions collectives ou bien individuelles en cours d’anglais, d’espagnol. Ils ont fait des initiations en informatiques, en sciences. Ils ont participé à des sorties ; les olympiades des métiers à Bordeaux, un spectacle de bodytap, les journées olympiques, le spectacle de fin d’année, ils font du théâtre, de la chorale.
Ma plus grande fierté pour le moment est celle d’avoir obtenu mon diplôme d’éducatrice spécialisée en travaillant sur le service de la SIPFP, à l’internat et pour la dernière année sur la classe externalisée collège tout en continuant à gérer ma vie de famille.
Travailler au sein d’une équipe qui travaille dans le même sens : l’intérêt du jeune. Avec l’inclusion, dans les projets souvent tout est à construire et tout peut être envisagé, c’est motivant. Savoir que rien n’est acquis et qu’il faut sans cesse se remettre en question c’est important. Je n’aime pas m’ennuyer et grâce à ce métier, ce n’est jamais le cas.
Ma première année à la SIPFP. Cela fait 15 jours que nous sommes rentrés et nous partons pour 3 jours sur Paris avec tous les jeunes que je ne connais pas vraiment. J’avais un doute quant à mes capacités à les rassurer dans une grande ville qu’ils ne connaissent pas et que je ne connais pas non plus. Départ en groupe dans le métro pour aller au stade de France. Les portes se referment derrière le groupe de jeunes et moi alors que tous mes collègues sont restés sur le quai. Petit moment d’angoisse pour nous tous, et quand je dis nous tous je veux surtout dire moi [rires]. Je les ai rassemblés autour d’un poteau et nous sommes descendus quelques arrêts plus loin avec une légère frayeur de ne pas savoir où nous étions mais vite rassurés par l’arrivée des autres professionnels.
Mon premier café de la journée.
« Bravo, il en faut des personnes comme toi, car ce n’est pas toujours facile de travailler avec des personnes handicapées » (sans savoir vraiment de quoi il s’agit).
Je voulais être vétérinaire. J’ai une passion pour les animaux. Ils ne jugent pas et n’attendent rien des autres. J’aurais aimé les soigner et les soulager.
J’aimerais bien aller visiter le Canada.
Il faut apprendre à se faire confiance et oser. Je manquais énormément de confiance en moi (j’y travaille encore), c’est ce qui m’a permis d’arriver là où j’en suis aujourd’hui. Pour les jeunes que j’accompagne c’est la même chose, en étant attentif à eux, on se rend compte de toutes les potentialités qu’ils possèdent.